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PETIT PARCOURS BONSAÏ

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BASES POUR LA TAILLE DES RACINES D'UN BONSAÏ

Quelles sont les bases à connaitre pour bien tailler les racines d'un bonsaï.

Très éloigné du rempotage des plantes vertes, celui des bonsaï participe pleinement à leur bonne santé et à leur esthétique. Au-delà du simple changement de substrat, c’est un travail minutieux dans lequel la sélection et la taille de chaque racine influence l’avenir de l'arbre.

Objectifs et moyens

Objectifs

Le premier objectif évident lors du rempotage est de faire tenir les racines de l’arbre dans un pot dont les dimensions et l’esthétique lui correspond le mieux.
Ce travail n’est pas, bien entendu, à envisager sur un seul et unique rempotage : il s’agit d’adapter progressivement le pain racinaire au cours des années en passant par plusieurs pots successifs, s’approchant progressivement de l’objectif recherché.
Au cours de ces opérations, on élimine progressivement les pivots qui, dans la nature, assurent la stabilité de l’arbre dans le sol, ainsi que les plus grosses racines qui ne sont que des tuyaux qui acheminent eau et nutriments sans être en mesure de les capter directement.
C’est le rôles des plus fines d’entre elles – les radicelles – dont on augmente progressivement le nombre au fil des rempotage pour aboutir à un pain racinaire qui ne contient plus qu’elles en dessous de la surface du substrat. Associées à d’indispensables mycorhizes, elles assurent la bonne santé et la croissance de l’arbre. Le travail consiste en la suppression des racines plongeantes et superposées tout en constituant un pain de radicelles homogène et parfaitement réparti dans toutes les dimensions du pot.
En surface, on conserve quelques racines plus épaisses qui assurent un ancrage visuel de l’arbre dans le pot. Leur répartition idéale autour du tronc est une étoile dont les branches sont en cohérence avec le mouvement du tronc : à un tronc vertical, une étoile homogène et symétrique, à un tronc penché, des racines de surface plus développées à l’opposé de la direction du tronc (elles sont censées soutenir l'arbre pour en éviter la chute).

Moyens

L’ampleur et la nature du travail des racines est à adapter en fonction de l’espèce de l’arbre, de son avancement en bonsaï et de son âge.
Les principaux outils utilisés sont des ciseaux robustes, et des pinces (traditionnellement droites, dites à racines). L’usage d’une scie n’est pas à exclure, en particulier pour les plus grosses racines ou celles qui font pivot.
Il est assez confortable d’utiliser des outils en inox : ils ne rouillent pas dans le milieux humide des racines et leur dureté supérieure à celle de l’acier standard permet de limiter les dégâts lorsqu’ils viennent à heurter un fil de fixation oublié dans la motte.
Le tranchant des outils est fortement sollicité dans un substrat contenant des grains de roche. Comme les branches, les racines referment mieux les surfaces taillées lorsque la coupe est nette. Ils doivent être également affutés régulièrement.
Il est préférable de dédier les outils de rempotage à ces travaux pour éviter la contamination des branches par des microbes ou des champignons du sol et pour garder un parfait à ceux destinés aux parties aériennes du bonsaï.

Cas d'espèce

Jeunes plans

A travers leurs racines, les jeunes plans poursuivent deux objectifs principaux : s’ancrer pour ne pas être déraciné lors de passage d’animaux ou d’événements climatiques et accéder à l’eau et aux nutriments qui s’y trouvent.
La fixation dans les profondeurs du sol n’est pas pertinente dans un pot à bonsaï : il n’y a pas d’espace disponible et nous pallions ce manque en utilisant des fils de fixation. Les différentes espèces d’arbres possèdent des programmations génétiques qui favorisent la formation de racines pivot, comme les hêtres ou les chênes. D’autres développent leur pain racinaire plus horizontalement, comme les épicéa et les érables. Quelque soit leur tendance naturelle, il est nécessaire de réfréner cette tendance naturelle des jeunes plans en taillant systématiquement les racines plongeantes au ras du tronc. Ce n’est qu’après plusieurs années de rempotage et de taille annuelle des racines que cette tendance à développer des racines pivot parvient à s’estomper.
Les jeunes plans ont une activité physiologique intense qui impacte également les racines qui se développement rapidement à la recherche d’eau et de nutriments. Si le sol ne retient pas suffisamment ces éléments, les racines s’allongent à leur recherche, ne se divisant que peu. Pour créer un pain racinaire compact et ramifié, nous pouvons agir sur plusieurs facteurs : un substrat retenant bien l’eau et les nutriments (akadama, zéolithe type chabasite), une granulométrie relativement faibles (1 à 3 mm pour les très jeunes) et l’ensemencement en mycorhizes.
Comme pour la formation des branches, il est également possible de commencer très tôt celle du nebari en le structurant par des tailles successives des racines de surface à des distances en cohérence avec la hauteur finale envisagée pour le futur bonsaï (cf. Créer un bonsaï : tailler et laisser pousser). Un guidage des racines encore souples sur les jeunes caducs à l’aide de cavaliers de fil de ligature enfoncés dans le sol est également à envisager.

Caducs

Les racines des caducs se comportent généralement comme leurs branches : elles sont capables de produire de nouvelles pousses et de se diviser après une taille.
Il est possible de couper jusqu’à 50 à 70% des racines sur un arbre en bonne santé.
Sur les grosses racines horizontales, une taille en biseau dont la surface de coupe est orientée vers le haut et la pointe vers l’extérieur donne de bons résultats : les nouvelles racines s’orientent plus horizontalement et radialement par rapport au tronc.
Sur un nebari déjà bien structuré, la suppression des racines qui ne grandissent pas dans ces directions est nécessaire au maintient de la forme. De même, le développement trop important d’une racine de surface par rapport aux autres gagne à être corrigée en supprimant une partie des radicelles qui y sont liées.
Les endomycorhizes, associées à bon nombre d’espèces caduques sont invisibles au moment du rempotage ; seule une odeur de sous-bois peut manifester leur présence. Pour des arbres ne présentant ces caractéristiques et semblant faibles, en ensemencement en mycorhizes peut être profitable à la santé de l’arbre.

Feuillus persistants

Les feuillus persistants, s’il se comportent de manière assez similaire aux caducs, nécessitent des précautions complémentaires au moment de la taille des racines.
Les feuilles étant présentes toute l’année sur l’arbre, ce dernier continue de transpirer et de consommer de l’eau, y compris en fin d’hiver.
Il est donc prudent de ne pas couper autant de racines que sur un arbre à feuilles caduques : la suppression de 30 à 50% des racines est un maximum.
Il est également possible, voire nécessaire, de rétablir l’équilibre entre la capacité d’alimentation de l’arbre en eau (après une diminution du pain racinaire) et le volume des feuilles, par une taille des branches ou une défoliation partielle simultanée à la taille des racines.

Conifères

Comme chez les caducs, on retrouve sur les conifères un comportement similaire entre la capacité à rebourgeonner en arrière des branches et des racines.
Hormis chez les pins forts (ayant la capacité d’émettre deux bourgeonnements dans une saison), il est plus que prudent de ne pas supprimer plus de 30% des racines. De plus, chaque taille de raccourcissement devrait être réalisée au niveau d’une division existante sur la racine taillée.
Les possibilités de créer un nebari satisfaisant par la taille des racines sont limitées, en revanche, on peut exploiter la souplesse des racines pour les diriger au moment du placement dans le pot en les fixant, si nécessaire, avec des cavaliers en fil de ligature plantés dans le pot.
Les ectomycorhizes jouent un rôle important chez les pins. Elles présentent cependant un inconvénient : lorsque le substrat est bien mycorhizé, le développement des racines devient paresseux dans la mesure où la symbiose avec le champignon apporte toute l’eau et les nutriments dont l’arbre a besoin, sans avoir besoin de développer beaucoup de radicelles. La création d’un beau nebari devient alors difficile.

Grosses racines indésirables

Les grosses racines présentes sur les prélèvement et sur des arbres dont la taille des racines n’a pas été optimales lors des rempotages successifs nécessitent un traitement particulier.
Certaines espèces possèdent en effet des canaux de sève très différenciés reliant les racines aux branches.
Ce phénomène est particulièrement patent chez les azalées et les genévriers, par exemple. Si on taille brutalement une grosse racine (ou qu’elle est sectionnée par un animal ou un événement climatique), il est plus que probable qu’une partie des branches et du tronc sèchent. C’est une des raisons possible à la formation de bois mort (jin et shari) dans la nature. La taille des grosses n’est pas de moyen le moins risqué d’obtenir ce type d’esthétique : des techniques spécifiques permettent d’obtenir les mêmes résultats.
Si certaines espèces sont particulièrement sensibles, les autres réagissent également, plus ou moins fortement.
Pour supprimer une grosse racine, le meilleur moyen est de l’affaiblir progressivement. Ceci peut être obtenu en taillant une partie des radicelles qui y sont reliées, en entaillant une partie de la racine elle-même, ou en l’enserrant fortement dans un boucle de fil de ligature. Si tout se passe bien, l’arbre va rediriger les canaux de sève vers d’autres partie de l’arbre, progressivement et à son rythme. Pratiqué sur plusieurs années, ces techniques rendent la racine de moins en moins vitale pour les parties de l’arbre concernées et peut finalement être supprimée sans risque.

Précautions et soins

Précautions

Le première précaution à prendre est de porter des gants. Pour éviter, en premier lieu, d’enduire les racines de l’arbre avec des substances absentes de leur milieu naturel : la graisse que notre peau produit naturellement (le sébum), sans parler de crème pour les mains et autres produits cosmétiques ou ménagers. Pour nous protéger nous-même, également, contre les blessures pouvant être causées par des fils métalliques oubliés lors de rempotages précédents : la vaccination antitétanique a ses limites.
Le travail des racines nécessite soins et patience : les racines doivent être dégagée progressivement. Si une racine semble bloquée entre d’autres, il suffit, en général, d’éliminer le substrat de l’extérieur vers l’intérieur de la motte pour que les racines emmêlées se dissocient. A contrario, en tirant fortement sur les racines, on risque de casser celles d’entres qui soutiennent, peut-être, la majorité des radicelles.
Dans le même esprit, seul un démêlage complet du pain racinaire avant de commencer à tailler les racines nous donne la possibilité de sélectionner avec pertinence celles à couper, non sans vérifier la présence de radicelles de substitution à proximité immédiate.
Si l’opération s’avère prendre du temps, en particulier dans une pièce dont l’atmosphère est sèche, une pulvérisation régulière des racines peut également être une bonne précaution.

Soins

Faut-il mastiquer les racines après les avoir taillées ? Pour des arbres dont le bois pourrit facilement ou pour des coupes de plus de 2 à 3 cm de diamètre, il est possible de mastiquer les plaies … encore faut-il utiliser un mastic en pâte ferme ou qui sèche très rapidement, sous peine qu’il ne se dilue au premier arrosage. Pour les autres, l’expérience prouve que dans le milieu relativement stérile, humide et aéré d’un substrat neuf, l’arbre se débrouille parfaitement seul et émet souvent de nouvelles radicelles au niveau du cambium mis à nu.
Au moment du placement dans le pot, il est également utile de prêter attention à la disposition des racines. Elle peut être totalement perturbée au moment de la mise en place des fils de fixation qui les déplacent, les compressent, ou les regroupent. Il est donc préférable de fixer l’arbre au pot tant que les racines sont encore visibles, avant de mettre le substrat à niveau.
Après la taille des racines, l’arbre réagit en développant de toutes nouvelles radicelles qui sont particulièrement sensibles à l’assèchement et au gel : deux points à surveiller après le rempotage.

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dernière mise à jour : 28 février 2026