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Avril 2026
Après l’effervescence de la période de rempotage, c’est le moment de profiter du réveil de nos arbres avec, entre autres, les couleurs des nouvelles pousses des érables et la floraison de nombreuses espèces.
Nos routines de pincement, de taille, d’arrosage et d’apport d’engrais se remettent en place après la pause hivernale.
Elles vont nous donner l’occasion de passer plus de temps avec nos bonsaï … et d’en profiter pour surveiller l’apparition des insectes (ils n’ont encore pas tous disparus de la surface de la planète).
A nous de savoir profiter de ce moment quotidien de paix et d’harmonie au sein de notre jardin.
Pour cause d'activité frénétique de rempotage au cours du mois dernier, il n'y a pas de nouvelle rubrique ce mois-ci, juste un petit complément dans la rubrique «Engrais».
SUIVRE UN PARCOURS BONSAÏ
TRAVAUX DU MOIS
Surveiller l’arrosage de près
Entre le démarrage de la végétation, les besoins différents entre les arbres nouvellement rempotés et ceux qui ne l'ont pas été, les journées ensoleillées pendant lesquelles les températures peuvent s’élever notablement et les périodes pluvieuses, une surveillance individuelle et quotidienne de l’arrosage est plus que jamais nécessaire.
Quelles que soient les circonstances, il s’agit toujours d’arroser uniquement quand la surface du substrat est sèche et de ne pas arrêter l’opération tant que l’eau ne sort pas abondamment par les trous de drainage.
Contrôler le bon drainage des pots
La reprise des arrosage quotidiens permet de mieux mesurer la qualité du substrats et l’état du pain racinaire à travers la capacité de drainage du pot.
Il est encore envisageable de rempoter certains arbres oubliés en ce début de mois. Une autre approche repose sur le fait que la partie du substrat qui se dégrade le plus dans le temps se situe en surface : les grains sont cassés par les arrosages successifs et les cycles gel-dégel ; les résidus d’engrais finissent par s’acculer en particules fines. Il est possible, sans grand danger pour l’arbre, de ne remplacer que la couche de surface du substrat, en attendant le printemps prochain.
Pincer les nouvelles pousses
Sur les érables japonais matures, le pincement évite que les tiges ne s’allongent trop.
Sur les autres espèces de caducs, dont les entrenœuds situés à la base de la pousse ne s’agrandissent que peu alors que le reste du rameau se développe, il est souvent préférable de laisser pousser et de ne tailler que lorsque que la croissance ralentit ou s’arrête, en mai ou juin.
On n’est alors plus dans le domaine du pincement, mais dans celui de la taille de printemps.
Nettoyer la surface des pots
Toute l’énergie vitale de cette période de l’année s’exprime aussi là où nous ne le souhaiterions pas : à la surface de nos pots.
Les plantes vivaces et les graines présentes dans le substrat s’épanouissent en bénéficiant, à la fois, de nos arrosages réguliers et de nos apports d’engrais … au détriment de nos arbres.
Les enlever le plus tôt possible préserve ces précieuses ressources pour l'usage exclusif nos bonsaÏ.
Effectuer les tailles de structure des arbres à floraison printanière
Le développement des bourgeons à fleurs n’est pas homogène selon les espèces cultivées en bonsaï : parfois sur la pousse de l’année précédente, il peut également se faire sur des rameaux plus anciens.
Il est donc souvent nécessaire d’éviter la taille de structure en hiver pour bénéficier des attraits des fleurs et des fruits.
Après la floraison, les branches vont continuer à s’allonger et l’arbre va perdre en compacité.
Il est donc nécessaire de ramener la végétation le plus proche possible du tronc en sélectionnant soigneusement les rameaux qui se développent en même temps ou juste après la floraison, selon les espèces. Après cette opération, l’arbre paraît souvent bien dépouillé, mais le développement des nouvelles pousses va rapidement combler le vide.
Commencer la distribution d’engrais
Le réveil de printemps demande un grand effort à nos arbres qui puisent dans les réserves accumulées au cours de l’été et du début de l’automne dernier. Nous pouvons les soutenir en apportant de l’engrais de manière raisonnée.
Si le printemps est la période pendant laquelle l’azote (N) est le plus important pour la construction du feuillage, un excès peut engendrer deux conséquences non recherchées : un allongement trop important des entrenœuds et l’envie frénétique des pucerons de venir s’abreuver à tant de sève disponible.
Les apports d’azote au printemps doivent donc être réfléchis et maîtrisés.
Une pratique alternative consiste même à éviter tout engrais avant le développement complet des nouveaux rameaux, tentant ainsi de limiter l’allongement des entrenœuds.
Surveiller l’apparition de parasites
Le développement des jeunes pousses, tout particulièrement sur les arbres fortement fertilisés, a une fâcheuse tendance à attirer les parasites ; la surveillance attentive est nécessaire, y compris et surtout, sous les feuilles. L’application d’un insecticide adapté à l’espèce d’insecte concernée résout en général simplement le problème.
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dernière mise à jour : 31 mars 2026