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Mai 2026
En mai, nous sommes en pleine saison de pincement et de taille de nos bonsaï.
Laisser pousse jusqu’à 5 ou 6 feuilles (ou paires de feuilles), conserver 2 à 3 bourgeons, supprimer un bourgeon sur deux sur les érables … les conseils ne manquent pas dans la littérature et sur internet !
Aussi pertinents soient-il, au moins dans un certain nombre de cas, il leur manque souvent une perspective plus globale, une idée directrice, qui pourrait guider nos travaux.
Cette période de l’année est donc peut-être la bonne pour la publication d’une nouvelle rubrique : «Comment créer des branches sur un bonsaï par la taille et la sélection des bourgeons».
Elle propose une approche structurée qui vise au-delà de l’apparence immédiate du bonsaï pour s’intéresser une véritable construction de ses branches sur la durée.
Principalement destinée à travailler les bonsaï à feuilles caduques, elle n’est pas uniquement applicable à un jeune arbre en formation, mais également à des arbres plus matures qui nécessitent une remise en forme de leurs branches. Elle intègre, naturellement et en fin de compte, la majorité des conseils trouvés de-ci de-là.
Avec l’explosion de la végétation et au-delà de la taille, bien d’autres soins sont également utiles à nos bonsaï au cours de ce mois de mai.
SUIVRE UN PARCOURS BONSAÏ
TRAVAUX DU MOIS
Continuer les pincements
Le pincement des pousses les plus fortes des caducs est une technique qui permet d’éviter que les branches apicales ne grossissent trop, d’une part, et d’équilibrer la force de l'arbre en favorisant ses zones le plus faibles, d'autre part.
Elle se pratique quotidiennement et de manière répétitive, en fonction de l’ouverture des bourgeons.
Si elle est utile sur des arbres à des stades avancés de formation, en particulier sur les érables et les pins, elle est à manier avec précaution pour les jeunes plans et les pré bonsaï. En effet, la suppression du bourgeon terminal d’une branche arrête, pour un temps, la production d’auxine, hormone qui pilote la croissance. Si on souhaite faire grossir une branche – ou un tronc – le pincement est contreproductif.
Commencer les premières tailles de printemps
Après la forte période de croissance du mois d’avril, les arbres atteignent, courant mai, un état stable pendant lequel ils profitent de leurs nouvelles feuilles pour faire fonctionner la photosynthèse.
La taille de printemps met un peu d’ordre dans ce fouillis végétal et permet à la lumière de mieux pénétrer au cœur de la ramure. Elle est également la technique qui permet d’accélérer la ramification des branches des caducs en favorisant l’émission d’une seconde pousse de rameaux sur ceux qui se sont développés au printemps.
Le mois de mai est, en général, le bon moment pour cette taille : les jeunes feuilles et les nouvelles branches ont suffisamment durci et les toutes nouvelles pousses qui seront émises disposeront de suffisamment de temps pour se lignifier correctement avant l’automne.
Tailler les arbres à floraison printanière
Le développement des bourgeons à fleurs n’est pas homogène selon les espèces cultivées en bonsaï : parfois sur la pousse de l’année précédente, il peut également se faire sur des rameaux plus anciens.
Il est donc souvent nécessaire d’éviter la taille de structure en hiver pour bénéficier des attraits des fleurs et des fruits.
Après la floraison, les branches vont continuer à s’allonger et l’arbre va perdre en compacité.
Il est donc nécessaire de ramener la végétation le plus proche possible du tronc en sélectionnant soigneusement les rameaux qui se développent soit en même temps, soit juste après la floraison. Après cette opération, l’arbre paraît souvent bien dépouillé, mais les nouvelles pousses vont rapidement combler le vide.
Eclaircir les fruits
Les fruits rendent encore plus crédibles nos bonsaï en tant qu’image d’un arbre âgé.
Pour leur développement et leur maturation l’arbre exige beaucoup d’énergie et d’eau. Il favorise sa fonction reproductrice au détriment des feuilles et des branches.
Lorsque les fruits ne présentent pas d’intérêt esthétique, le mieux est de les supprimer dès que les fleurs commencent à flétrir. Pour les cas où nous souhaitons continuer à en bénéficier, il est préférable de les éclaircir pour n’en conserver qu’un nombre limité, mais bien répartis dans la ramure.
Faire tourner les pots
Le développement des jeunes feuilles est particulièrement réactif à la quantité de lumière reçue : elles s’orientent vers le soleil. Cette propension est non seulement valable au printemps, mais également tout au long de la saison végétative, pendant laquelle même les bourgeons latents se réveillent mieux s’ils sont bien orientés.
Pour que développement de nos bonsaï soit harmonieux et homogène, surtout s’ils sont placés le long d’un mur ou d’une palissade, il est nécessaire de faire régulièrement tourner les pots.
Cette précaution est également valable pour des arbres en espace ouvert : la partie de la ramure exposée au nord est défavorisée par rapport à celle faisant face au sud.
Une bonne fréquence peut être d’un quart de tours toutes les semaines, ou d’un demi-tour tous les quinze jours.
Surveiller les parasites et maladies
Nous ne disposons plus d’arsenal phytosanitaire chimique : il n’est plus autorisé en France pour les particuliers.
Les outils de lutte biologique avec des insectes auxiliaires est difficile à mettre en œuvre à l’échelle d’une collection de quelques bonsaï : les parasites ne sont pas assez nombreux pour satisfaire les besoins de leurs prédateurs naturels.
Les traitements à base d’huile (majoritaires dans l’offre commerciale autorisée) sont pertinents en hiver sur les caducs, mais une fois les jeunes feuille écloses, ils gênent, au moins en temps, les fonctions d’évaporation et de respiration des stomates.
Plusieurs composants efficaces demeurent à notre disposition comme les pyréthrines, le bacillus thuringiensis ou l’huile de neem, tous labellisés UAB (utilisable en agriculture biologique).
L’éradication manuelle des premiers insectes, au plus tôt après leur apparition, est également un moyen efficace à l’échelle d’un nombre limité de bonsaï dans notre collection.
Arroser avec soin
Nos bonsaï sont en pleine activité et leurs besoins en eau sont au plus haut.
Les frondaisons des caducs se sont pleinement développées et constituent autant de parapluies qui limitent l’accès de la pluie à la surface des pots.
En cette période, une surveillance quotidienne de l’état du substrat est donc indispensable : chaque arbre a des besoins différents et la décision d’arrosage doit être individualisée.
L’arrosage automatique éventuel doit être strictement réservé aux courtes périodes d’absence pendant lesquelles aucune autre solution n’est envisageable.
Surveiller la germination des graines
Les graines semées au cours du mois dernier germent et se développent.
Dans tous les cas, il est nécessaire de s’assurer que le substrat reste constamment humide sans être détrempé.
Si nous avons choisi la méthode de semis en petit pot, c’est le moment d’envisager le repiquage des jeunes plants dès qu’ils ont atteint le stade de deux vrais feuilles.
Si c’est la méthode de semis en grand pot, c’est à ce même stade qu’il est nécessaire d’éclaircir les plantules de manière à laisser un espace suffisant à chacune d’entre elles pour se développer correctement. Les premières applications d’engrais faiblement dosés peuvent alors commencer.
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dernière mise à jour : 29 avril 2026