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PETIT PARCOURS BONSAÏ

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PHYTOHORMONES ET BONSAÏ

Comment les phytohormones peuvent nous permettre d'anticiper les réactions d’un bonsaï.

La compréhension du fonctionnement conjoint de deux phytohormones (hormones végétales) à l’intérieur des arbres est un bel exemple de rencontre entre le fruit de l’expérience empirique dans la culture des bonsaï et les découvertes de la science moderne.
Elle facilite l’analyse du comportement de l’arbre après une intervention, et d'envisager de mettre à profit celui-ci en fonction de nos objectifs de culture.

Le développement de l’arbre est, en particulier, piloté par deux types de phytohormones regroupées sous les termes d'auxine, d'une part, et de cytokinine, d'autre part.

Deux phytohormones clés

Auxine

L’auxine qui est produite par les bourgeons situés à l’extrémité des branches et par les jeunes feuilles. Elle est diffusée dans l’arbre à travers la sève descendante (élaborée).

L’auxine favorise l’allongement des pousses et la création de nouveaux bourgeons.
Quand elle est en forte concentration, elle bloque l’éclosion des bourgeons qu’elle a contribué à créer pour favoriser la croissance en longueur des branches des arbres.

La concentration de l’auxine varie en fonction de l’exposition des feuilles à la lumière du soleil, permettant à l’arbre de favoriser les zones les plus aptes à l’alimenter en glucides à travers une photosynthèse efficace.

Pour répondre aux besoins en eau et en nutriments de l’arbre liés au développement de nouvelles pousses, l’auxine favorise également la croissance des racines existantes et la génération de nouvelles.

Cytokinine

A l’inverse de l’auxine fabriquée par les bourgeons apicaux, la cytokinine est générée par l’extrémité des racines. Elle est diffusée dans l’arbre à travers la sève ascendante (brute).

Elle est à l’origine du réveil des bourgeons auxiliaires et dormants et, à ce titre, favorise la ramification des branches.
Comme l’auxine en forte concentration bloque l’éclosion des bourgeons auxiliaires, la cytokinine trop abondante bloque la division des racines en favorisant leur allongement.

La cytokinine joue un rôle régulateur sur les jeunes pousses dont elle pilote la croissance en fonction de la disponibilité en eau et en nutriments du substrat.

La cytokinine est également à la base du réveil printanier en déclenchant le développement des feuilles et de la production de chlorophylle.

Applications pratiques

L’auxine et la cytokinine ont des rôles antagonistes et complémentaires dans la culture de nos bonsaï. Leur comportement dépend de la proportion de l’une par rapport à l’autre. Les cas présentés illustrent le principe de ce fonctionnement.

Boutures

Lors d’un bouturage, l’alimentation de la tige en cytokinine est stoppée net.

Dans le cas d’une bouture herbacées ou semi-ligneuses, les feuilles et les bourgeons conservés produisent de l’auxine qui favorisent la production de nouvelles racines à travers la différenciation des cellules du cambium. Pour une bouture ligneuse, réalisée en fin d’automne, seule l’auxine stockée dans les bourgeons joue ce rôle.

Aucune cytokinine n’étant produite dans un premier temps, il est peu probable que des bourgeons dormants soient réveillés : seul le bourgeon apical se développera.
Une fois le processus enclenché, la bouture se comportera comme un jeune plan.

Jeune plan

Le jeune plan n’ayant que peu de racines fines, l’auxine domine fortement la cytokinine.

L’auxine est produite par le bourgeons apical unique : la tige s’alonge, les racines croissent en ne se divisant que peu.
Ce cas est particulièrement patent pour les espèces d’arbres qui développent de forts pivots.

La taille des racines favorise leur ramification. Les nouvelles radicelles produisent de la cytokinine dont la proportion augmente progressivement par rapport à l’auxine. Les branches commencent à se ramifier.

Si on ne taille pas les racines, l’arbre va continuer sur sa lancée et on a peu de chances de voir se développer rapidement des branches latérales.

Rempotage

Lors un rempotage, au début du printemps, de nombreuses racines fines sont coupées. La production de cytokinine en est diminuée.

Les bourgeons qui éclosent produisent de l’auxine qui devient plus ou moins dominante. Elle permet aux racines de grandir et de coloniser à nouveau le pot.
La cytokinine n’est pas suffisante pour réveiller les bourgeons latents situées sur les branches.

Pour assurer une bonne reconstitution du pain racinaire du bonsaï, il est prudent de laisser les pousses se développer en les taillant plus tardivement qu’une année où l’arbre n’a pas été rempoté.

Bonsaï en phase de raffinement

Dans un bonsaï en phase de raffinement, on recherche un développement fin et équilibré des branches, semblable à celui d’un arbre mature pour lequel l’auxine et la cytokinine sont dans des proportions semblables.

Au printemps, le développement massif de nouvelles pousses crée des flux importants d’auxine.
Notre objectif étant de favoriser la ramification, il est nécessaire diminuer la dominance de cette phytohormone.

Nous le faisons empiriquement par pincements et tailles de printemps
En coupant l’extrémité des branches, alors en forte croissance, on diminue provisoirement la quantité d’auxine produite par celle-ci. Un équilibre s’établit avec la cytokinine.
Les bourgeons qui n’ont pas débourré au printemps sont alors mobilisés pour créer de nouvelles branches.

Taille de structure et défoliation

Après une taille de structure ou une défoliation, sans rempotage préalable ou concomitant, la production d’auxine diminue fortement et la cytokinine devient dominante.

Les bourgeons latents sont mobilisés par cette dernière et de nombreux bourgeons, jusqu’alors inhibés, se développent.
L’équilibre entre les deux phytohormones tend ensuite à se rétablir avec le développement des nouvelles feuilles.

La reconstitution de la masse foliaire après une défoliation demande une forte mobilisation des ressources en glucide accumulées par l’arbre. Le rapport bénéfices/risques est donc à examiner soigneusement avant d’effectuer ce type d’opération.

Prélèvement et restructuration complète

Dans le cas d’un arbre prélevé dont on a fortement élagué les branches ou lorsque nous cherchons à reconstruire un bonsaï à partir de son simple tronc, la production d’auxine est au point mort ; la cytokinine est très largement dominante.

Elle favorise alors de bourgeons latents, parfois difficiles à repérer sur le tronc et les branches.
Si l’arbre dispose d’assez de réserves de glucides, de nombreuses pousses apparaissent de manière pouvant sembler anarchique. Après un temps de récupération laissé à l’arbre, il s’agira de sélectionner celles qui sont placées en cohérence avec la mise en forme imaginée.

Si les réserves de l’arbre sont insuffisantes, cet effort l’épuise il finit par mourir.

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dernière mise à jour : 1er février 2026